RIM Boulogne-sur-Mer MAMMOGRAPHIE et SENOLOGIE


Prélèvements radiologiques et pathologie du sein :

Lorsqu'une mammographie détecte une anomalie, plusieurs types de prélèvements peuvent en être pratiqués :

Une ponction cytologique :

La ponction consiste à introduire au travers de la peau une aiguille très fine, le plus souvent sous contrôle échographique (femme allongée sur le dos) qui permet de positionner avec précision l'extrémité de l'aiguille dans la lésion que l'on prélève. Cette ponction qui recueille du liquide et/ou des cellules étalées sur lames pour étude au microscope en laboratoire (cytologie), est habituellement réservée aux kystes du sein, c'est-à-dire à des lésions supposées bénignes qui contiennent du liquide, soit parce que le kyste est douloureux et sous tension afin de l'évacuer et de soulager la patiente, soit parce que le liquide est remanié d'aspect échographique atypique siège de remaniements cellulaires (infection, hémorragie, nécrose).

Une micro-biopsie :

La biopsie est un prélèvement de tissu (« carotte ») qui se fait à l'aide d'une aiguille positionnée après traversée de la peau en regard de l'anomalie afin d'en réaliser une analyse dite histologique sous microscope par un laboratoire d'anatomo-pathologie.

Ce prélèvement réalisé par le radiologue est rendu indolore grâce à une anesthésie locale préalable (la patiente ne ressent donc que la sensation cutanée de la piqûre de l'aiguille fine utilisée pour l'anesthésie locale, le prélèvement en lui-même n'étant pas douloureux ; un simple claquement sera audible en rapport avec le matériel qui sert à réaliser le prélèvement qui cisaille le tissu grâce à un système de ressort automatique déclenché par le radiologue).

  Ce prélèvement est le plus souvent réalisé sous contrôle échographique comme pour la cytologie (femme allongée sur le dos).

Plus rarement, ce prélèvement est réalisé grâce à un repérage mammographique par une technique particulière appelée stéréotaxie (femme en position assise sur fauteuil dédié face au mammographe).

C'est le médecin radiologue qui décide du mode de prélèvement en fonction de l'anomalie observée (échoguidée ou par stéréotaxie), la procédure se réalisant en ambulatoire au cabinet Mont-Joie et immobilisant la patiente de 15 à 30 minutes au plus, de son entrée à sa sortie de la salle d'examen.

Les prélèvements sont ensuite adressés au laboratoire dont les délais de réponse sont habituellement compris en 5 et 10 jours, transmis en double par le laboratoire au médecin traitant et/ou au gynécologue et/ou au chirurgien choisis par la patiente, le médecin radiologue qui a réalisé le geste étant bien évident également disponible pour commenter les résultats du prélèvement sur consultation.

Comme tout prélèvement de tissus, les risques de saignement en cours de procédure ou dans les heures qui suivent restent possibles mais sont exceptionnels. Des précautions s'imposent cependant en cas de prise d' anticoagulants.

Macro-biopsie et Mammotome :

Le principe de la macrobiopsie consiste également à prélever un morceau de tissu (« carotte »), mais comme son nom l'indique les prélèvements sont plus gros qu'en micro-biopsie. Ce prélèvement est réalisé à l'aide d'un système rotatif automatique positionné en regard de l'anomalie au travers de la peau après une courte incision cutanée de 2 à 3 mm, également sous anesthésie locale. Un système d'aspiration aiguille en place avec rotations successives permet de recueillir des fragments de tissu afin d'analyse histologique optimale pour préciser la nature exacte de l'anomalie observée.

Cette technique de Mammotome remplace très avantageusement une intervention chirurgicale dite « diagnostique » (c'est à dire pour analyse de lésion suspecte) qui par définition est réalisée au bloc opératoire sous anesthésie générale avec hospitalisation. Cette technique de Mammotome se fait au contraire en ambulatoire sous anesthésie locale et n'immobilise la patiente qu'une heure environ. Les résultats des prélèvements transmis au laboratoire d'anatomo-pathologie sont habituellement rendus sous 5 à 10 jours au radiologue qui a fait le geste avec double aux médecins correspondants choisis par la patiente (médecin traitant et/ou au gynécologue et/ou au chirurgien).

Ce prélèvement peut être réalisé soit sous échographie, soit plus souvent sur une table dédiée radiologique spécifique par méthode stéréotaxique, la patiente étant alors allongée sur le ventre (le sein est positionné dans un orifice de la table pour permettre le prélèvement). Aucune préparation particulière n'est nécessaire (éviter seulement les crèmes et produits cosmétiques comme en mammographie), et il n'est pas demandé de rester à jeun. La procédure dure entre 20 et 40 minutes, la micro-incision cutanée pratiquée ne nécessitant pas de point de suture (un strip et un pansement simple suffisent). La patiente peut reprendre rapidement ses activités courantes.

Mammotome Mammotome Mammotome Mammotome

Une consultation préalable de Mammotome est toujours proposée afin d'expliquer à la patiente la conduite de la procédure ainsi que les risques éventuels.

Les risques hémorragiques sont limités, des précautions restant à prendre chez les patients sous anticoagulants. Il est recommandé d'éviter les activités physiques intenses dans les 48 heures qui suivent le geste. Le pansement est habituellement conservé 4 jours sans nécessité à le refaire, en évitant de le mouiller pour limiter le risque de surinfection. En cas de douleurs dans les suites du geste, ce qui reste rare, la prise de Paracétamol (éviter l'aspirine) et une vessie de glace à poser sur la zone de prélèvement (ne pas appliquer directement sur la peau mais au travers par exemple d'un gant de toilette sec) peuvent soulager ces douleurs transitoires. Il n'y a aucune séquelle habituellement car même en cas d'hématome au site de prélèvement, il se résorbe souvent progressivement sans intervention. Le risque infectieux est exceptionnel et la cicatrice cutanée de l'incision s'estompe progressivement avec le temps.

Un contrôle écho-mammographique rapproché à 8-15 jours est systématiquement réalisé pour vérifier le foyer de prélèvement. Ce contrôle du site de prélèvement est aussi l'occasion pour le médecin radiologue d'informer des résultats du prélèvement à la patiente et de lui expliquer les suites éventuelles à lui donner.

Si le résultat du prélèvement montre que l'anomalie était bénigne, aucune intervention chirurgicale complémentaire n'est nécessaire, ce prélèvement par Mammotome garantissant un diagnostic fiable et définitif.

Si par contre le prélèvement révèle des cellules cancéreuses ou des anomalies à risques c'est à dire potentiellement sources de dégénérescence dans le futur, il est alors nécessaire de reprendre le site lésionnel par chirurgie complémentaire adaptée. C'est pourquoi il est parfois laissé en place au cours de la procédure par Mammotome un repère métallique (clip de quelques millimètres en titane parfaitement bien toléré), qui permettra au chirurgien de repérer le siège de l'anomalie (l'image anormale a en effet souvent disparu après réalisation du Mammotome puisqu'il y a eu prélèvement de tissu). A noter que si malheureusement ce prélèvement révèle la présence de cellules cancéreuses ou à risque de dégénérescence, il a été démontré que le prélèvement lui-même n'aggrave pas le pronostic du cancer et n'en provoque pas d'extension induite.

La patiente doit conserver les résultats de ce prélèvement et les transmettre en même temps que les examens mammographiques pour les contrôles ultérieurs qu'elle sera amenée à réaliser.

  Cet examen est dorénavant pris en charge par les caisses d'assurance maladie aux conditions habituelles (70% et ticket modérateur), mais uniquement sur table dédiée stéréotaxique.

Repérage préopératoire, harpon et marquage au bleu :

Lorsqu'une anomalie du sein doit faire l'objet d'une ablation chirurgicale (exérèse), notamment lorsqu'elle n'est pas palpable (lésion infra-clinique) et qu'un prélèvement radiologique préalable a révélé l'existence de cellules anormales à risque ou cancéreuses nécessitant une reprise chirurgicale (voir micro et macro-biopsies), un repérage de l'anomalie doit être réalisé par le radiologue à l'aide d'un fil métallique placé en regard de la lésion au travers de la peau et qui guidera le chirurgien jusqu'à elle, ce guidage permettant à la fois de s'assurer que l'intervention a bien porté sur le site de l'anomalie observée mais aussi de limiter la taille du tissu mammaire à enlever.

Ce guide métallique appelé harpon peut être placé au choix du médecin radiologue selon la technique qui a révélé l'anomalie, soit lors d'une procédure radiologique sur mammographe (stéréotaxie), soit sous guidage échographique. Dans les deux cas, une anesthésie locale rend la procédure indolore.

Le bon positionnement du harpon est ensuite contrôlé par deux clichés mammographiques face/profil afin de s'assurer que son extrémité est bien située en regard de l'anomalie à opérer. Il est ensuite fait un pansement autour du harpon sortant à la peau qui permet le maintien en place de ce guide métallique le temps que la patiente rejoigne l'établissement d'hospitalisation où est prévue l'intervention.

Il est parfois aussi demandé par le chirurgien d'effectuer une injection dans le site à opérer d'un colorant (marquage au bleu méthylène). Les procédures d'abord radiologique ou échographique sont identiques.

Dernière mise à jour : 31-01-2011  

 

Accueil - Infos pratiques - Equipe - Prise en charge - Rendez-vous - Préparation aux examens - Précautions - Résultats - Examens - Charte & label qualité - Liens - Contact

 

© 2008 - 2017 RIM  Radiologie Imagerie Médicale - Mentions légales
Radiologie Imagerie Médicale
accueil Plan du site Liens
Accueil Plan site Liens

 

Radiologie Imagerie Médicale
17, rue Montjoie
62280 Saint-Martin-Boulogne

Tél : 03.21.31.51.47
Fax : 03.21.83.42.77

 

Email  Contact
Recherche :